Qui ne connaît pas l’Auto-Ecole BARA ? Nous avons déjà croisé les voitures jaunes avec l’inscription Auto-Ecole BARA sur les routes que nous fréquentons chaque jour. C’est entre autres cette couleur qui la rend unique et facilement identifiable aux yeux de chacun.
« Chaque belle histoire prend sa source dans le cœur des Hommes. Et la renommée de cette institution est née dans celui de son fondateur : Nicolas Barattucci. On peut déceler dans sa stature une volonté sans faille et dans son regard une force de caractère hors du commun. L’humilité, la gentillesse et l’humanité animent cette personnalité exigeante mais bienveillante. »
D’origine italienne, il arrive en Belgique à Monceau-Sur-Sambre où il réside avec ses parents et frères dont il est l’aîné. Il devra rapidement travailler car il n’a pas la possibilité de vivre sur le compte de sa famille.
Ne travaillant pas avant l’âge de 20 ans, il fréquenta l’école du jour.
Ses futurs succès résultèrent de rencontres décisives. La première fut son professeur durant sa formation pour la mécanique générale. Il était employé des ACEC (Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi).
Il suivit une formation de dessinateur industriel pour la technique des lampes. Son diplôme de mécanique générale en poche, il grimpa rapidement les échelons dans un garage pour devenir responsable et chef mécanicien. En parallèle, il suivit des cours chez D’IETEREN Bruxelles afin de transmettre ses connaissances aux ouvriers.
C’est alors que son patron lui demanda d’apprendre à conduire aux acheteurs de voitures suite aux dégâts occasionnés par ceux-ci.
Dès 1964, il donna des cours avec un véhicule sans double commande ni double volant. Un souvenir particulier avec l’Abbé Hick maîtrisant mal son véhicule lui donnera des sueurs froides.
En mai 1965, il obtint un véhicule Volkswagen sur lequel il installa un double volant et pédales encore inexistants à l’époque.
La loi sur le permis de conduire entra en application en 1967. Elle prévoyait, contrairement aux autres pays, de posséder une zone réservée sur un parking privé, d’avoir accès à la voie publique mais aussi, moyennant la réussite d’une épreuve, l’obtention d’un permis théorique.
Afin de devenir moniteur d’auto-école, la réussite d’un examen spécial fut indispensable à la possession de la licence délivrée par le Ministère des Transports. Nicolas Barattucci s’y présenta et l’obtint dès la première fois ! Il est à signaler qu’à l’époque, aucun livre théorique n’existait. Seul était disponible le code civil et pénal.
La suite de l’histoire s’écrivit.
Très satisfait de lui, son patron de l’époque lui demanda de poursuivre les cours d’apprentissage aux futurs possesseurs du permis de conduire. Par manque de place, il mit à sa disposition son propre living. Une auto-école à Frasnes-lez-Gosselies fut ainsi créée : JRTM sprl car les 2 fondateurs se nommaient Jean-Richard – Tachenon-Molle.
Courageux et déterminé à réussir, Nicolas cumula les fonctions de chef de garage à celui de moniteur. Il jongla avec ces deux emplois pour se présenter en costume cravate devant les élèves. Une agrégation du Ministère des Transports devint obligatoire afin de pouvoir donner les cours théoriques. Le succès étant au rendez-vous, il inaugura un nouveau bureau d’auto-école à Gosselies où furent dispensés les cours.
L’amour débarqua dans la vie de Nicolas par un heureux hasard. Grâce à son frère, il apprit à conduire à sa future épouse : Concetta D’ELETTO ainsi qu’à son frère Franco D’ELETTO. Avec l’accord de ses futurs beaux-parents, Nicolas et Concetta se revirent et se marièrent le 4 janvier 1969. Soit 9 mois après leur premier rendez-vous. Les futurs directeurs d’auto-écoles et vendeurs de chez D’IETEREN furent conviés à la cérémonie. Volkswagen venait de créer un nouveau modèle de voiture : la 411. Grâce aux cours de dactylographie Concetta trouva un emploi dans une compagnie d’assurance.
Entre-temps, Nicolas obtint la licence pour devenir directeur en plus de sa fonction de moniteur. Il incita son épouse à passer les épreuves. Curieuse et volontaire, elle suivit des cours afin d’élargir ses compétences aux voitures, motos, camions et bus. Réussissant son examen dès la première fois, elle obtint sa licence afin de devenir monitrice et directrice. Ils exercèrent tous les deux au sein de l’auto-école à Gosselies.
Désireux de poursuivre et tracer le chemin vers de nouveaux horizons, Nicolas se lança à la recherche d’un local à Marchienne-Au-Pont. Malgré les difficultés, il en trouva un chez un ancien coiffeur déterminé à remettre son commerce. Avec l’accord de son patron, il emmena la société JRTM, le matériel du garage ainsi que de magnifiques voitures Volkswagen 124 adaptées à l’apprentissage de la conduite. Il bénéficia de belles ristournes sur des voitures italiennes nouvellement commercialisées.
Suscitant la jalousie, le racisme et les doutes quant à ses capacités à exercer en tant que moniteur et directeur d’auto-école de Monceau-Sur-Sambre, il transforma l’enseigne Auto-Ecole BARATTUCCI en Auto-Ecole BARA.
Le succès fut exponentiel.
Les naissances d’un premier puis d’un second fils en plus de la charge de travail entraînèrent l’embauche d’un nouveau directeur. Expérience infructueuse malgré la gentillesse et le dévouement de cette personne.
Un inspecteur de Gand appelé Goldberg travaillant au Ministère des Transports voulut le concurrencer. Nicolas ouvrit alors deux nouvelles structures à Fontaine-l’Evêque et Courcelles. Suite à cette expansion, il embaucha sa belle-mère pour compléter l’équipe. Une nouvelle auto-école Bara à Charleroi fut inaugurée à la Rue d’Orléans puis une autre à Marchienne-au-Pont.
Cette réussite suscita questionnements et accusations de tricheries de la part de personnes envieuses. C’est grâce à un respect strict de la législation que Nicolas put surmonter ces intimidations. A chaque fois, il les dépassa avec honneur et droiture.
Il resta chez JRTM jusqu’à ses 25 ans avant de pouvoir réellement exercer en tant que directeur d’auto-école.
Afin de suivre l’évolution des différentes règles et articles de loi concernant la gestion, il devint membre de la FAEB (Fédération des Autos-Ecoles Belges) dont le siège était à Anvers. Il eut la chance de voyager avec un ami à travers toute l’Europe. Nicolas Barattucci fut membre de la Fédération durant 32 ans !
L’auto-école BARA fut désignée comme étant la plus performante d’Europe ! Toutes les associations de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, du Portugal et d’Angleterre s’en inspirèrent.
Une divergence de point de vue l’amena à quitter la FAEB pour créer sa propre fédération appelée FAA (Fédération des Autos-Ecoles Agréées). Son épouse reprendra les rênes.
Avec la volonté d’ajouter une corde à son arc afin de diversifier ses activités, il se lança dans les assurances (Assubel), les Emprunts ainsi que les Financements. Secteurs qu’il abandonna plus tard pour ne garder que les assurances. A ce titre, il créa City Assurances. Agence qui existe encore actuellement.
L’implantation de Fontaine-l’Evêque s’agrandit avec l’aménagement d’un espace réservé à l’apprentissage de la conduite des motos. Espace réputé comme étant le plus spacieux de Belgique.
Une vision d’expansion et une analyse stratégique remarquable permit à l’auto-école BARA d’ouvrir 64 bureaux à travers toute la Belgique ! Leur identité opère à travers la Fédération, les Assurances (City Assurances) et l’auto-école.
Un holding fut ainsi créé : NICO HOLDING regroupant des structures telles qu’IPAMS, ADAM, CENTRALE, BADEX, STARTER ainsi qu’IMMOBAT. BADEX étant dirigé par David Barattucci.
On peut attribuer le succès de Nicolas Barattucci à de multiples facteurs : une éternelle soif de se former au secteur de la mécanique automobile, une capacité à surmonter les obstacles et les blessures de la vie, une vision dynamique et audacieuse de l’auto-école, une propension à saisir chaque opportunité, une rigueur quant à la gestion immobilière ainsi qu’un désir de respecter la législation en vigueur.
Mais ce qui ressort de ce parcours unique et inspirant, c’est l’importance accordée aux relations humaines à travers le destin de cette courageuse famille italienne bravant les épreuves du déracinement pour écrire le premier chapitre d’une belle histoire : l’odyssée BARA !
En savoir plus sur nos formations